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samedi 26 janvier 2013

Galerie de kolams


Les kolams sont ces dessins tracés à la poudre devant l'entrée des magasins ou des habitations. C'est l'école St Denis qui les a fait découvrir à Nina & Giovanna, et ensuite ce sont elles qui nous ont instruites, entre autres sur la manière de les faire.
Ils sont tracés à partir de poudre de riz, colorés ou non, suivant un schéma complexe de points et de déliés qui se transmet de mère en fille.

Les kolams sont une spécialité de certaines régions. Pas du Kérala ou nous nous trouvons en ce moment mais du Karnataka ou nous avons atterris. Cela nous à permis de nous constituer une petite galerie pour le moment.

Ces kolams ont étés découverts et photographiés au détour d'une entrée de magasin, dans un temple ou bien encore devant une maison en pleine campagne.

Et un grand merci à la dame qui les à tracer de nous avoir permis de rentrer chez elle pour admirer ses oeuvres et de s'être laisser prendre en photo avec les filles.

A noter que nous avons acheter de la poudre de kolams. Le vendeur nous à d'ailleurs montré comment nous pouvions l'utiliser pour nous faire des tatouages temporaires de toutes les couleurs.















vendredi 25 janvier 2013

Jour 11 Kallicut → Thrissur

4 heures de route pour bien commencer la journée. Cela commence à devenir fatiguant.
Mais je dois reconnaître que pour ma part, rouler sur les route d'Inde à la place du passager est une réelle et incroyable expérience.

Et finalement je ne peux m’empêcher de vous raconter un peu ce que j'ai vu au cours de ces quelques heures...

Déjà les bus qui parcourent les routes de l'Inde. Ils sont de plusieurs sortes, d'un coté les privés, appartenant à des sociétés avec un tarif plutôt chères, et de l’autre les bus gouvernementaux, au tarifs avantageux mais avec un profil qui ne peut s’empêcher de me rappeler un vaisseau de corsaires de l'espace.
Et c'est exactement ça quand on les voit débouler sur la droite, doublant a toute vitesse en s’accompagnant d'un hurlement de klaxon, freinant au dernier moment dans les virages, avec l'avant s'écrasant sur les amortisseurs.

Bon ok. Ca c'est pas un bus. Mais c'était histoire d'avoir une photo sympa.


Il y à aussi les chemins de fer. Nous n'aurons pas l'occasion de gouter à cette noble institution indienne (réseau ferré le plus dense du monde)
Pour vous donner une idée, juste deux chiffres.
Pour relier le nord au sud c'est à dire 2 000 kilomètres, comptez 40 heures.
Et si vous vous retrouvez à un passage à niveau fermé à devoir attendre que le train passe pour pouvoir continuer votre route, comptez 10 bonnes minutes.

Il y a aussi les passages piétons, véritable danger public pour les indiens trop crédules qui penseraient qu'emprunter ce chemin leur permet d'avoir la priorité sur les voitures, hou les malheureux...
La seule fois où j'ai vu mon chauffeur s’arrêter à un passage piéton, c'est lorsque il était en pente, en fin de 3ème et que les gens masser sur la route était au moins une demi-douzaine.
Si l'on rajoute à ça que ces passages piétons sont installés au milieu des villages, généralement sur une longue ligne droite, on comprend mieux pourquoi il faut mieux les éviter.

Bien sûr il y à aussi les rickshaws, ces espèces de piaggo à 3 roues avec un moteur de tondeuse à gazon, increvable sur des milliers de kilomètres et où les indiens s'entassent jusqu'à parfois donner l'impression de vouloir battre un record.
Pour le moment, le maximum que nous avons vu c'est 7 indiens dans le même rickshaw. Dit comme ça, ça peut sembler impressionnant. A voir, c'est bien pire.
Notez l'emplacement judicieux de la batterie, toujours accessible...
 Il y à également à noter les publicités, judicieusement disposées et intelligemment pensées pour éviter toute monotonie, elles ne cessent de me surprendre tant elles sont culturellement très éloignées de nous.

Pub pour du savon blanc au pays de la moustache
Maradona et la jonquaille. Parce qu'il le vaux bien...


Et puis il y à les deux-roues.
Aaaaaah les deux-roues...
En les voyant on comprend mieux pourquoi il y à tant de morts sur les routes d'Inde...

Alors déjà, le casque, qui se trouve ici de partout sur le bord des routes, n'est paradoxalement jamais utilisé par les motards. A tel point que je me dit que les casques vendus ici doivent l'être à des automobilistes et doivent leur servir de trophées, pour compter le nombre de leur victimes.
Ensuite, la conduite. Souple, tranquille, faufilante. On à l'impression qu'ils se croient tous invulnérables.
Et ensuite le nombre...
Alors là on touche du doigt le tempérament indien qui est de ne pas s'en faire.
Pour le moment, la palme de l'inconscience revient à un couple et ses deux enfants.
La femme était à l'arrière de la moto, en amazone, portant dans les bras sa fillette de 5 ans qui était donc entre elle et le père. Et couché devant le père, allongé sur le réservoir de la moto, le garçon d'environ 3 ans dormait la bouche ouverte, au milieu des vrombissements, des zigzags et des camions.
Une séquence surréaliste mais parfaitement dans le cadre de ce que l'on trouve ici.
Et des femmes en sari en amazone sur une moto lancée sur une nationale à fond dans un virage, j'en ai vu un bon paquet.

A noter également que au cours d'une halte dans une station-service, je suis tombé sur une version indienne du Juif Errant, au volant d'un camion-salon rose aux portières en bois.
Le look de ce type et de son camion était tout bonnement hallucinant.
Il à accepter de se laisser prendre en photo, pour mon plus grand bonheur.



Sinon, nous avons aussi été visiter une réserve d’éléphants, rencontrer les organisateurs de notre voyage, monter au sommet d'une église. Nous avons également étés dans une école rencontrer des étudiants, nous avons manger pleins de supers bons desserts à l’hôtel et les filles ont passer une heure dans la baignoire d'angle de la chambre. 




A noter que la réflexion du jour, c'est que l'homme descend bien du singe. Et après 4 heures passées dans une voiture sur les route de l'Inde, à vue de nez, il descend également d'une bonne demi-douzaine d'autres animaux olfactivement nettement moins sympathique.


Jour 10 Kannur → Kallicut

Aujourd'hui 2 heures de route.
Je ne reviendrais pas sur l'odyssée que cela représente, j'en ai déjà parler.
Nous avons quitter les plages de Kannur pour nous plonger dans les rues surchargés de Kallicut.
Nous avions oublier à quel point l'Inde est peuplée. Un rapide tour dans les rues nous à rafraîchi la mémoire. Surtout que nous nous sommes retrouvés dans LA rue des commerces, celle réputée dans tout le Kérala pour l'étendue de ses choix et pour ses prix bas.

Les filles nous ont suppliés de partir, nous avons fait un tour rapide et nous sommes rentrés à l’hôtel, un nouveau dans lequel nous n'allons passer qu'une nuit.

Pas grand chose à dire sur la journée d'hier. Nous avons fait 2-3 heures de route, nous avons pris 2 chambres contiguës dans l'hôtel et nous avons passer une bonne nuit.
A noter toute fois que les filles du clan Calla se sont toutes habillées à la mode indienne pour aller au restaurant.


Pour ma part, j'ai quitter le doti, ayant un peu peur que cela ne fasse paysan et que cela dénote dans cette hôtel où tout le monde est habillé a l'occidental.

Nous avions mis le réveil à 8 heures pour les filles. A 7h30 elles étaient déjà devant la porte. Ça tombe bien, nous étions réveillés.

jeudi 24 janvier 2013




Jour 9 Par Giovanna

Aujourd'hui on s'est levés à 3h du matin parce que on devait aller voir des monsieurs qui priaient pour dieu. Il y en avait un qui s'était déguisé en fille (avec des seins en noix de coco). Il avait une jupe en paille et un chapeau géant avec des bougies dessus. Il avait aussi des torches en feu.

Il y avait aussi un autre monsieur avec une graaaannnnde barre dans le dos en bois.

Pour y aller, un monsieur en rickshaw est venu nous chercher juste devant la homestay.Les adultes sont montés devant et nous nous sommes monter derrière.

Après nous sommes rentrés et on à regarder un film pendant que papa et maman dormaient.

Ensuite nous sommes aller déjeuner et visiter une fabrique de tissus et il y avait beaucoup de bruit. Et après on est aller dans le magasin et papa s'est acheter des Doties. C'est comme une jupe, mais pour les garçons.

Nous sommes aussi aller visiter une fabrique de bidis. Les bidis c'est des cigarettes faites avec des feuilles, du tabac et un fil.

Ensuite on est aller au Parc des Serpents. Il y avait des lézards en train de perdre leur peau ; ça s'appelle la mue. Il y avait aussi dans un petit bassin des bébés crocodiles, des bébés tortues et des bébés poissons.

Après on est aller manger un sandwich avec du poulet et des frites.

Enfin nous sommes rentrer à la homestay et nous avons étés a la plage pour faire un château de sable. Il y avait des vagues énormes. Les vagues ont envahies le château de sable.

Après on est aller manger.

Et on a fait le blog.

GIOVANNA

Mardi 22 / Mercredi 23 Wayanad → Kannur


Aujourd'hui nous avons fait le voyage de Wayanad à Kannur, une ville en bord de mer. Normalement les 130 kilomètres de distance se font en 3 heures sur une route indienne. Mais là, il nous à fallu traverser une montagne. A cause de ça et des virages en épingle à cheveux qui ont rendus Giovanna un peu malade, il nous a fallu 5 heures pour faire la route.

J'en profite pour féliciter de nouveau mes filles pour leur courage et leur abnégation durant ce voyage. Ces 5 heures dans l'habitacle auraient pu se transformer en antichambre de l'enfer. Grâce à elles, ce ne fût pas le cas.
Nous n'avons pas manger avant d'arriver à la homestay en bord de mer, vers 3h.

Mais là, ce fût le bonheur.

L’accès à la plage n'est pas des plus facile (alors que nous sommes à moins de 50 mètres) mais ça vaux le coup. Largement même.

Une crique déserte entourée par des rochers sculptées par les marées. Des palmiers en bord de mer, des vagues suffisamment grosses pour s'amuser, pas assez pour être dangereuses. Une eau à 25°... Et personne. Tant à gauche qu'à droite.

Les filles en ont profiter pour voir leur premier coucher de soleil sur la mer.

Etre en train de se baigner dans l'océan indien tandis que les petites copines finissent les cours du matin à véritablement un coté magique ^^

Nous avons aussi fait la connaissance d'autres français résidant à la homestay, dont un couple de lyonnais.

Ensuite nous nous sommes préparés pour faire un gros dodo, suite au 5h de route.

Mais finalement, changement de programme.

La région où nous nous trouvons est une de celle où généralement les temples ne sont pas accessibles au non-hindous. Or, ces 4 jours sont ceux du Teyyam.
C'est un rite ancestrale où des hommes déguisés durant des heures entrent en transe et deviennent le véhicule d'un dieu. Ce dernier parle par leur bouche et sa bénédiction est très recherchée.
Le plus impressionnant était à 4h30 du matin dans un temple du centre.

Nous avons un peu hésité mais finalement, nous avons fait l'effort de nous y rendre. Et encore une fois, les filles ont étés adorables et nous on suivis sans broncher.

Le spectacle était vraiment impressionnant et valait largement le déplacement.

Et traverser une ville indienne à 4h du matin est également un vrai spectacle.

Lorsque nous sommes rentrer à 6h30, les filles ont regarder un dessin animé sur l'ordinateur et Stéphanie et moi avons fait une petite sieste avant d'attaquer le petit déjeuner à 8h du matin.

Ensuite, nous avons commencer notre journée d'excursion par la visite d'un atelier de tissage. Impressionnant. Tout est tellement disproportionné ici.
Les ateliers sont immenses, remplis de vieilles machines à tisser dans le genre de celle que nous utilisons encore parfois à Lyon. Et les couleurs sont chatoyantes.
J'en ai profiter pour m'acheter plusieurs dotis dont je ne suis pas sûr de l'orthographe.
Il s'agit d'un long morceau de tissu que les hommes d'ici s'enroulent autour de la taille et qui descend jusqu'aux chevilles.
C'est superbe agréable et cela risque de devenir mon uniforme pour le reste du voyage.
Bien sûr Nina & Giovanna me regardent bizarrement depuis en me demandant pourquoi je porte une jupe.

Ensuite nous avons étés dans un atelier de bidis. Il s'agit de ces petites cigarettes indiennes, juste un peu de tabac roulé dans une feuille maintenue en place par un petit bout de fil.
Encore une fois, les ateliers sont typiques. En fait, ici, il vaux mieux faire appel à de la main-d’œuvre plutôt qu'à une machine.
D'abord parce que la main-d’œuvre est abondante et généralement bon marché, ensuite parce que le contexte politique indien est encore pire qu'en France.
Le parti communiste à un réel pouvoir dans les régions rurales que nous traversons (j'ignore ce qu'il en est dans le reste de l'Inde) et il y à des grèves presque quotidiennes. Mettre les ouvriers à la porte pour les remplacer par des machines semblent difficile dans ce contexte.

Bref, les ateliers sont à visiter. Surtout que les ouvrières sont, comme tous les indiens, incroyablement acceuillantes, souriant aux enfants qui leur mettent les appareils-photos en plein sous le nez, leur demandant comment ils s'appellent, nous souriant sans cesse.

Ensuite nous sommes allés visiter un parc à serpent. Terme usurpé pour un zoo plutôt minable où les singes sont dans de petites cages insalubres (oui, il n'y a pas de que serpents, en fait il n'y en à même pas beaucoup).
Sur le chemin du retour, le guide nous à expliquer qu'à la suite de violents affrontements politiques dans la région, le zoo avait brûlé et que la majorité des serpents étaient morts.

Nous nous sommes arrêtés dans une chaîne de poulet frit pour le déjeuner. Les filles ont appréciées, ça les changent des repas trop pimentés.

Comme nous étions près d'un supermarché indien, nous en avons profité pour faire quelques emplettes.
Depuis tout à l'heure, Stéphanie est en train de tester tous les produits ayurvédiques, dents, gencives, peau, cheveux, tout y passe.
Jusqu'à là, tout semble bien se passer

Demain, départ pour Calicut où nous ferons une halte avant de rejoindre après-demain Thrissur où nous avons un programme chargé : rencontre d'une école, séance de cinéma indien, shopping etc.

Avec un peu de chance, nous devrions bientôt pouvoir poster à nouveau sur le blog.

Jour 7 par Nina

Aujourd'hui nous sommes allées à une fabrique de bambou nous avons vu des femmes travaillées ,
Elles dénoyotait des fruits avec une serpette,On est entrées dans la fabrique et on à vu des machines
pour faire quelques chose de bambou,Nous sommes montées à l'étage et il y avait des ateliers pour
faire des lampes , sets de table,stores,Après nous sommes allés dans le magasin ou il vendait plein de choses en bambou fait a la main,Nous ont a achetté un collier en bambou,une petitte hute en bambou et un cadre photo en bambou,

Ensuite nous sommes allées au lac avec notre guide Sabbu on a fait le tour du lac qui fait la moitié du Parc de la Tête d'or,

Nous avons vu des énormes araignées (vraiment très très grosses),
Retour a la Homestay !
Nous avons fait les devoirs et des tatouages a la poudre de kolam.

Nina

Mysore → Wayanad Jour 6 & 7


Hier, samedi 19, 6ème jour de notre voyage en Inde.

Nous sommes partis à 10h de notre hôtel de Mysore direction Wayanad, réputée pour ses plantations : thé, café, cardamome, poivre etc.
L'environnement est différent de notre premier voyage en voiture à travers l'Inde. Nous passons de la région du Karnataka à celle du Kérala (qui signifie noix de coco) dont notre guide est originaire et contrairement à la première fois, nous traversons principalement des régions rurales.
Moins peuplées, plus pauvres aussi, même si la différence n'est pas flagrante.

Et au fur et à mesure que les heures s'écoulent le décor change.

Les plaines matraquées par le soleil et les rizières jaunies laissent peu à peu la place à un décor plus verdoyant, plus agricole.
A mesure que nous grimpons sur les contreforts des montagnes, la couleur change, du jaune au vert.
Les échoppes, souvent pouilleuses, du Karnataka sont remplacées par des tréteaux et des canisses où s’amoncellent les légumes et les fruits. L'ensemble paraît plus riches, les vaches qui traînent le long des routes sont plus grasses.
Bientôt nous traversons une réserve naturelle que la route inter-état coupe en deux.
Cette réserve de tigres, éléphants, bœufs, daims est aussi le royaume des singes et des fourmis dont ont peut apercevoir les fourmilières, parfois plus hautes que nous !
Nous nous dévissons le cou et nous voyons tout sauf les tigres et les éléphants.
Sur la trentaine de kilomètres où la route traverse la réserve, nous devons rouler à 30 km/h. Mais comme nous sommes en Inde, cela ne fait guère chuter notre moyenne.

Ensuite nous traversons différentes villes de petite importance et nous croisons des plantations de café, cardamome qui pousse à l'ombre des palmiers.

Puis au détour d'un virage nous tombons sur des collines recouvertes de plantations de thé.
Contrairement au reste, le thé a besoin d'un grand ensoleillement. La « jungle » foisonnante qui pousse au alentour laisse sa place à une longue successions de collines qui s'étendent jusqu'à l'horizon. Le vert de la végétation est superbe, éclatant.
Ça ressemble à l'idée que l'on se fait de Hobbitebourg en lisant Tolkien. De nouveau, le dépaysement est totale.

Nous arrivons enfin à la Homestay. Les ouvriers de la plantation sont en train d'étaler le café pour le faire sécher. Le propriétaire nous fait goûter du café frais, juste torréfié et moulu. Une merveille.
Nous sommes au milieu des plantations de café, le muezzin chante à quelques centaines de mètres de là.

Nous faisons plus d'une heure de devoirs mais à 19h30 il nous faut allez manger. Dans la Homestay, seuls 3 appartements sont occupés, un par un couple de personnes âgés, l'autre par un couple avec un jeune enfant. Il n'y à qu'un service alors il ne faut pas le louper !

Wayanad Jour 7

Aujourd'hui dimanche 20 janvier. Grand et superbe soleil, 22 degrés à l'ombre. Ca ne montera guère à plus de 25. Un temps idéal.

Ce matin nous avons rencontré Sabbu. Ce dernier sera notre guide pour 2 jours, en plus de Shérin. Il nous propose le programme de ces deux jours. Visite d'une grotte préhistorique, « safari » dans une réserve, visite d'une fabrique où les femmes transforment le bambou (en quoi, ça reste encore un mystère).
Bon, autant être clair, les femmes qui transforment le bambou, je suis mitigé. Par contre la grotte, youpi !

Alors c'est parti !
La montée en voiture est plutôt abrupte, limite piste noire.
Notre guide nous dépose dans le dernier parking et nous partons avec Sabbu.
Le rigolo de l'histoire, c'est que la grotte est située tout en haut d'une petite montagne, à laquelle on n'accède qu'en marchant. Environ 800 mètres avec +200 de dénivelé. Un peu les 400 marches mais version hindi.
Nous parvenons finalement à la caisse. Qui se trouve encore loooooooin, de la grotte. Et là, nous commençons à grimper les pierres (les filles ont trouvées ca drôle me demandent-elles de vous préciser) . Rien de bien méchant encore, mais il vaux mieux être prudent.
Maintenant, ça y est, nous parvenons à la grotte. L'ambiance est bonne enfant, ça chante, ça rit et ça crie. On dirait les cousins d'espagne...

Mais finalement, la grotte n'est pas très grande et le chemin continue.

Et là on attaque les choses sérieuses. Plein de monde (mais plein), moins d'un mètre de large de passage pour la montée ET la descente et des escaliers qui ressemblent plus à des échelles. On se dit que la montée c'est la galère mais que la descente risque d'être bien pire.

Mais c'est encore une fois sans compter avec la bonhomie indienne qui même à ce moment qui pourrait être particulièrement éprouvant fait en sorte que rien ne soit pesant, désagréable, agressif. Et malgré la foule tout le monde sourit, tout le monde est gentil, et surtout tout le monde nous demande comment nous nous appelons, d'où nous venons et si nous aimons bien le Kérala ^^

Les mêmes que nous retrouverons 30 minutes plus tard après être descendus nous saluerons encore nous et les filles d'un petit « Hey Nina ! Hey Giovanna ! ». Et ceux, plusieurs fois en cours de la descente.

Quant à la grotte, elle est impressionnante, certes, mais bien moins que le chemin qui y mène et qui en repart, photos à l'appui.
Par contre, le vue est magnifique.

Ensuite nous sommes allés dans un petit restau famillliale.
Il faut que je vous explique...

La veille, a Mysore, Shérin nous à déposer pour manger devant le restaurant d'un hôtel grand luxe. La nourriture était bonne, mais rien d'exceptionnel. Et le repas nous à coûter plus de 3200 roupies (47 €) ! Bien sûr cela n'est rien pour 4, mais au canon d'ici, c'est énorme.
En en sortant, nous avons expliqués à Shérin que ce genre de restaurant, hyper occidental, ne nous intéresser pas tellement et que nous cherchions quelque chose de plus... indien.

Il nous à donc conduit dans un petit restaurant famillilale où il vient lui-même quand il est dans la région.
Soyons clair, Stéphanie, la gouteuse du groupe, à décréter qu'il s'agissait du meilleur restaurant que nous avions fait jusqu'ici !

Ensuite nous sommes retournés dans la réserve naturelle que nous avions traversés la veille, cette fois ci pour faire un petit safari à l'intérieur, en jeep.

Tandis que notre guide faisait la queue en attendant que la caisse ouvre, nous avons fait une petite sieste sur le bord de la route, au milieu des klaxons des camions de marchandises peints de couleurs vives. Et bien croyez le ou non, mais ce fût l'une de mes meilleures siestes.

Ensuite nous avons fait notre safari.

Nous avons vu des singes, des bœufs, des cerfs (comme la vieille quoi) mais aussi des éléphants de loin et des empreintes de tigres.
Par contre le chemin... Des chaos en veux tu en voilà comme je n'avais jamais vu. Je me suis cogné deux fois la tête et Stéphanie une fois, Giovanna a failli s'envoler, nous avons manger de la poussière pendant près d'une heure, nous étions sales comme pas permis...
C'était génial.

Aujourd'hui, le thème c'était Attractions façon Eurodisney.

Puis nous avons rejoint la Homestay, fait un peu de devoirs et sommes aller manger.

Mauvaise surprise, contrairement à ce que la maîtresse de maison nous avait promis, la nourriture était toute tellement épicée que les filles n'ont rien pu manger. Elle à bien tenter de nous expliquer que c'était normal et qu'elle allait nous donner du miel que les filles pourraient manger avec des boules de noix de coco insipide mais ça n'a pas vraiment convaincue Stéphanie.
Finalement, elle à fait cuire 3 œufs brouillés aux filles et elles ont mangées ça et des morceaux de concombre avec du miel.
Un délice.

Demain, visite de la fameuse usine de bambou ^^


vendredi 18 janvier 2013

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand










Mysore. Jour 5.

Onze heure du soir.

La nuit est tombée sur Mysore, de même que Nina & Giovanna, épuisées par cette nouvelle journée.


Ce matin nous sommes allés visiter un superbe temple en haut d'une colline surplombant notre hôtel. La colline de Chamundi Hill.


Ensuite, en redescendant nous avons fait une courte halte à la statue de Nandi, un dieu-taureau. J'ai été impressionner par cette statue massive et je crois bien par la même occasion que je viens de trouver mon dieu tutélaire en inde. Moi qui penchait plutôt pour Ganesha, je ne m'attendais pas à un taureau.
Par contre en redescendant nous avons rencontré Ganesh, un jeune tailleur de pierre qui parlait "le francais des touristes". Nous lui avons acheté un Nandi de pierre.


Puis nous nous sommes rendus au palais du Maharadja, célèbre pour ses illuminations. Malheureusement elles n'ont lieu qu'une fois par semaine et nous ne seront plus là.
Là-bas, nous avons, lieu très touristique oblige, fait connaissance avec une facette moins agréable des hindous: leur propension à demander des pourboires pour absolument tout.
Nous n'avions pas énormément mais dans ce palais, nous nous sommes fait rincer !
Du type qui garde les chaussures sous d'immenses panneaux "FREE SERVICE" et qui fait vraiment la tronche quand vous ne lâcher pas un billet aux gardes en uniformes chargés de la protection du lieu qui viennent vous demander si vous ne voulez pas voir une pièce normalement inaccessible mais très intéressante, ça n'arrête pas ! Une vraie culture anglo-saxonne ! Jamais très agréable pour un continental...


Ensuite, nous sommes allés faire un tour au marché aux fleurs et aux épices de Mysore. Dans l'échoppe d'un vendeur de couleurs nous avons bu une tasse de thé tchai en faisant nos emplettes.
Il nous a légèrement arnaqué mais moins que d'autres ne l'aurait fait, il avait de superbes huiles essentiels, d'odorants encens et pleins de bons conseils. Et il touchait quelques mots de francais.
Et surtout nous avons achetés de la poudre pour faire des kolams !
Nous avons fait le reste du marché avec sur nos talons un vendeur ambulant qui à tellement excéder Giovanna qu'elle en a appris a dire "No Thanks" pour qu'il nous laisse tranquille. Finalement, d'un bracelet pour 300 roupies, nous en avons eu 5.


Retour tard à l’hôtel, très fatigué. Les filles ont profité un peu de la piscine pour se rafraichir car il fait très chaud ici. Ensuite, après 2 ou 3 parties d'échecs géantes nous sommes allés manger.


Les filles en ont un peu assez du régime épicé des indiens. Nous sommes parvenus à leur trouver un hamburger-frites.
Pas de chance, les oignons rouges cachés à l'intérieur avait dû être cuit dans le piment tellement ils brulaient.
La cuisine à accepter de nous refaire les sandwiches tandis que Stéphanie & moi pleurions en mangeant de l'agneau cuit dans une purée d'épinards normalement "sweet, sweet" et finalement plus brûlant qu'un parking au mois d'août.
Nina & Giovanna ont finit leur hamburger dans la chambre d'hôtel, délicieux cette fois, au moins avec une nouvelle ration de frites.
Tout est bien qui finit bien.

Pas d'école pour les filles aujourd'hui. Today is holiday.




jeudi 17 janvier 2013




Mysore. Jour 3 & 4

Les journées commencent à devenir longues. Tellement de choses à raconter !

Hier après notre arrivée, nous sommes aller faire un tour au zoo de Mysore.
Trois kilomètres de marche en suivant le chemin. Inutile de vous dire qu'avant d'avoir atteint le point de non-retour nous avons rebrousser chemin, les filles en ayant plein les bottes de marcher. Néanmoins, cette première plongée dans un bain de foule (le second en comptant Bangalore) nous a permis de voir une particularité des indiens dont on nous a beaucoup parlé : leur curiosité n'a d'égale que leur gentillesse.

Dès l'entrée du zoo, une famille à voulu nous prendre en photos.
Ensuite, à l'intérieur, une femme avec un gamin tout habillé en habit traditionnelle dont nous essayons de « voler » une photo nous a fait signe de nous approcher. Ils étaient très curieux de parler avec nous.
Eux venaient du Tamil Nadu et faisaient de l'import-export de vétements.
Une seconde famille que nous avons croisée quelques dizaines de mètres plus loin nous à aussi fait de grands signes. Nouvelle séance photo.

Ensuite il y a eu un groupe de religieux du Kerala, tous habillés en noir. Et puis un jeune garçon avec un petit dans les bras.

Tout ça, c'était pour hier.

Et de nouveau aujourd'hui.

C'était de jeunes enfants dans un temple, des adolescents dans un jardin, un faiseur de bijoux du Karnataka avec sa famille, et puis le fin du fin ce soir... Mais nous n'en sommes pas encore là !

Donc, aujourd'hui nous avons visités des restes de fortifications de la ville de Srirangapatnam, bastion du Sultan Tipu. Ce dernier est une figure locale de la résistance contre l'envahisseur anglais, mort au combat en 1799. Ce héros nationale demanda plusieurs fois l'aide des mercenaires français pour mettre la pâté aux anglais. Les français sont donc plutôt appréciés dans le coin.

Ensuite nous avons visité le temple de la ville où pour la première fois nous dûmes nous déchausser.

Puis la « garden house » du sultan au cœur d'un immense et magnifique jardin.

Nous avons terminé l'histoire de ce monsieur avec la visite de son mausolé.

Enfin, après une 40aine de kilomètres, nous avons eu la chance de visiter le temple de Somnathpur, une merveille architecturale. Et nous sommes tombé sur un superbe guide, articulant particulièrement bien l'anglais. Nous avons donc pu presque tout comprendre de la visite.

A noter qu'il nous a expliquer que les guides officiels en Inde (en tout cas au Karnataka) étaient accrédités par le gouvernement, formés par lui, mais non rémunérés. Ils ne sont payés que par l'argent des touristes.
Notre guide pour ce temple, officiellement acrédité donc, nous demandait 300 roupies pour la visite (une bonne heure). 300 roupies correspond environ à 4,50 €. Nous lui avons laisser 500 roupies pour la qualité de ses récits et il était très content.

Ensuite nous nous sommes arrêter dans une boulangerie-confiserie très propre le long d'une route qui ne l'était guère.
Nous avons goûter de petites merveilles de confiseries, souvent à base de lait concentré sucré.

Une fois de retour à l’hôtel, les filles se sont baignées un moment dans la piscine avant de faire 1h30 d'école.

Et c'est là que les choses deviennent intéressantes...

Alors que nous terminions les devoirs, une fanfare passant près de l’hôtel a inévitablement attirée notre attention.
Un long cortège de voiture sur le chemin de terre à coté suivait une fanfare de cuivres rutilants qui eux même suivait un véritable prince sur un cheval drapés d'or, de soie et de perles.
Il s'agissait bien sûr d'un mariage.

Malgré le fait que nous étions plutôt mal habillés (pour notre décharge nous finissions les devoirs) nous sommes allés demander si il y avait une toute petite possibilité pour que nous puissions regarder le mariage de loin, en prenant des photos.
Quelle idée !

Il a fallu moins d'une demi-heure pour que nous retrouvions au buffet, au milieu des indiens et des indiennes superbes en saris, en train de manger des plats traditionnels succulents. Les serveurs en turban nous distribuaient de la nourriture sans que nous n'osions trop demander les ingrédients. Les photographes et le cameraman des mariés nous tournaient autour vu que notre couleur de peau faisait l'attraction. Les invités nous souriaient de loin, gardant malgré tout une certaine réserve, sûrement reflet d'une certaine aisance sociale.
Des herbes, des épices, du curry. Des sorbets a la mangue et au lait concentré sucré, des boulettes de brocolis au cumin grillé, des butter nans, des sauces à la mente, des lentilles à la coriandre, des... pffffuit...
Le mariage était magnifique, à l'image d'un conte de fée indien, tout en vêtements traditionnels, en perles et en or.

Inattendu et magnifique.

Bon, par contre les filles n'ont pas trop aimées le buffet et il a fallu leurs commander des nouilles au poulet de retour à l'hotel:)

La connexion de l'hôtel est en mousse donc il faudra attendre pour l'upload des photos...

Mais tout est vrai, je le jure ^^

mercredi 16 janvier 2013

Jour 2 Bangalore -> Mysore

Ce matin nous avons quittés Bangalore pour Mysore.
Environ 140 kilomètres séparent ces deux villes si j'ai bien compris.
Il nous a fallu 3h30 pour les parcourir.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ces heures de voyage furent une exceptionnelle expérience.

Déjà, la longueur du voyage ne tient pas à l'état des routes, plutôt acceptable dans l'ensemble, mais à une circulation que l'on pourrait qualifier d'incroyable bordel ! Ça, j'en ai déjà parler dans un post précédent et je reviendrais surement dessus à un moment ou l'autre tellement ce gigantesque jeu de circulation est incroyable à voir pour nous autres, occidentaux.

Mais la richesse de la vie en Inde qui se déploie sur le bord de ses routes... Ça..., C'est autre chose.
Chaque jour l'Inde nous révèle une nouvelle facette de sa personnalité. Visuellement, tout est incroyable.

Des gargotes aux toits de pailles, des hôtels aux piliers de marbres, des temples de toutes les couleurs... La circulation qui s'arrête pour un oui pour un non, une famille dans un rickshaw jaune à coté. Des vaches tranquillement allongées sur le bord de la route, le pelage peint en rouge, les cornes recouvertes de papiers dorées. Une vespa qui nous dépasse par la gauche, un couple et ses deux enfants dessus en plein soleil. Deux autres qui nous dépassent par la droite, un couple sur chacune frôlant la mort et les voitures.

Des gardes moustachus armés d'un bâton qui gardent d'immenses propriétés vides en vidant des bidis, des policiers qui règlent la circulation en pianotant sur leur mobile, un ricksaw avec 3 bottes de pailles dessus et une vache (!!!) qu'un paysan retient par les cornes tandis qu'elle broute nerveusement.

Chaque image nous frappe, s'imprime profondément mais est immédiatement chassée par une autre, encore plus incroyable.

On passe 10 minutes le nez collé à la caméra, essayant de capturer un peu de tout cette incroyable manège mais la focale est trop courte, le cadrage trop étroit. Ça déborde dans tous les sens. On croit saisir quelque chose et on s'aperçoit que l'on n'a rien. Impossible de retranscrire cette ambiance, c'est le paradis et l'enfer mélangés. Un type sur une montagne de déchets éventre des sacs en plein soleil, des gamins sales comme des charbonniers courent dans une rue, des camions rehaussés de plaques de bois peintes en rouge, bleu, jaune, vert nous dépassent en klaxonnant, le bruit ahanant au rythme des chaos, des statues de dieu-singe géant nous regarde passer comme ils regardent le monde depuis des siècles.

C'est un pays-continent, dans tous les sens du terme, foisonnant et incroyable.

140 kilomètres, 3H30 de voyage, 3 000 ans de civilisation.
Et nous et nous et nous.


mardi 15 janvier 2013

Quelques photos...

 La vue depuis le siège des filles. La mer de nuages, un grand classique.
 Le repas fourni dans l'avion, déjà aux couleurs de l'Inde.

















Alors là, c'est facile. Ca indique combien de kilomètres ils nous restent à parcourir, en miles également, la durée, l'heure etc.
 Le panneau du guide pour nous accueillir.
 Le premier petit déjeuner indien. Galette avec purée de pois chiche aux épices, café épicé, thé au lait épicé, omelette aux légumes...
 Un garde posté dans un passage souterrain et armé de son bâton. La grande classe.
 Les étals pleins de couleurs.

 Ici, nous avons évités d'y manger.

 Stéphanie et Nina au marché.





Alors eux, ils étaient très sympa, nous ont attrapés dans la rue pour qu'on les prennent en photo et nous ont proposés de nous prendre en photos a leur tour. Dans le doute, j'ai refusé. Avec nos bonnes trognes de touristes, j'étais certain qu'ils allaient partir en courant. Dans le doute...
Stéphanie, Nina et Giovanna au marché.

Tout n'est pas que couleurs et folklore.

Bar de jus de canne à sucre. La machine derrière broie la canne et en extraie le jus. Tout ce que vous voyez dans la machine va y passer 3 ou 4 fois et tout le jus remplira un seul verre. Le breuvage est excellent et la boutique étonnamment propre pour le quartier.

Les couleurs de l'Inde...